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L'année

On appelle annĂ©e (du latin annus) une certaine pĂ©riode de temps, approchant la durĂ©e de la rĂ©volution de la Terre autour du Soleil, et adoptĂ©e comme unitĂ© (L'AnnĂ©e et les saisons*). Lorque l'annĂ©e s'applique plus spĂ©cialement  Ă  des phĂ©nomènes cĂ©lestes cycliques, impliquant directement la rĂ©volution de la Terre autour du Soleil, elle est dite astronomique. Et lorsqu'elle elle s'applique aux usages sociaux, on parle d'annĂ©e civile ou encore  - puisque c'est la pĂ©riode de temps considĂ©rĂ©e dans les calendriers, d'annĂ©e calendaire -. AnnĂ©e astronomique et annĂ©e civile sont susceptibles de dĂ©finitions diverses, chacune pouvant leur confĂ©rer une durĂ©e diffĂ©rente.

Les années astronomiques.
En astronomie, on se sert gĂ©nĂ©ralement du mot annĂ©e pour dĂ©signer le temps employĂ© par le Soleil pour parcourir l'Ă©cliptique et ramener les mĂŞmes saisons. Entendue dans ce sens l'annĂ©e prend le nom d'annĂ©e tropique. Mais les astronomes dĂ©finissent Ă©galement d'autres intervalles de temps entre deux passages consĂ©cutifs du Soleil par un mĂŞme point du ciel, et dont la durĂ©e pourra ĂŞtre lĂ©gèrement diffĂ©rente selon le choix que l'on aura fait de ce point de rĂ©fĂ©rence : il existera ainsi, Ă  cĂ´tĂ© de l'annĂ©e tropique, une annĂ©e sidĂ©rale, dĂ©finie par rapport Ă  la position des Ă©toiles, une annĂ©e anomalistique, qui sĂ©pare deux passages de la Terre Ă  son pĂ©rihĂ©lie, etc. 

L'annĂ©e tropique (aussi appelĂ©e annĂ©e solaire). - C'est la durĂ©e entre deux passages successifs au point vernalg, autrement dit l'intervalle entre deux Ă©quinoxes de printemps consĂ©cutifs. Elle vaut 365,24218967 jours solaires moyens (365 jours 5 heures 48 minutes. 45 secondes). Après cette pĂ©riode, les saisons se reproduisent exactement dans le mĂŞme ordre. Dans cette Ă©valuation on ne tient compte que de la prĂ©cession solaire, mais non de la nutation, ce qui a pour effet de rendre l'annĂ©e tropique tantĂ´t un peu plus courte, tantĂ´t un peu plus longue que ne l'indique le nombre que l'on vient de donner. Par l'effet de la prĂ©cession, l'annĂ©e tropique est un peu plus courte que l'annĂ©e sidĂ©rale. Si au lieu d'exprimer la durĂ©e de l'annĂ©e tropique en jours solaires moyens, on voulait l'exprimer en jours sidĂ©raux, il faudrait ajouter un jour de plus. 
La durée de l'année tropique n'est exactement connue que depuis Hipparque; cet astronome détermina le moment précis des équinoxes, tandis qu'avant lui, on avait observé les solstices, dont le moment est très difficile à apprécier. L'année tropique est aujourd'hui de 11 s plus courte que de son temps. Ce changement est dû aux inégalités séculaires. Voici les valeurs diverses qui ont été attribuées à l'année tropique par divers astronomes au cours du temps :-
Auteur et référence
Année tropique
Copernic (1543) 365 j 5 h 49 mn 16 s
Tycho (Progymnasmes) 365 j 5 h 48 mn 45 s 5
Kepler (Tables rudolphines) 365 j 5 h 48 mn 57 s 6
Boulliaud (Astronomie phillolaĂŻque) 365 j 5 h 49 mn 4 s 33
Riccioli (Almageste) 365 j 5 h 48 mn 40 s
Riccioli (Astronomie réformée) 365 j 5 h 48 mn 48 s
Flamsteed et Newton 365 j 5 h 48 mn 57 s 5
Le Monnier (Institut ast.) 365 j 5 h 48 mn 57 s
Halley (Tables astronomiques) 365 j 5 h 48 mn 54 s 8
Cassini (Tables astronomiques) 365 j 5 h 48 mn 52 s 4
Mayer (Mém. Göttingen) 365 j 5 h 48 mn 54 s
La Caille (Tables 365 j 5 h 48 mn 49 s
Lalande 365 j 5 h 48 mn 48 s
Le Verrier (Ann. de l'obs. de Paris) 365 j 5 h 48 mn 47 s 51
L'annĂ©e sidĂ©rale - c'est le temps employĂ© par le Soleil pour revenir au mĂ©ridien d'une mĂŞme Ă©toile, c'est-Ă -dire pour parcourir 360° sur son orbite. Elle vaut 365,256363051  jours solaires moyens (365 j 6 h 9 mn). ComptĂ©e en jours sidĂ©raux, la mĂŞme durĂ©e comprendrait un jour de plus. Cette pĂ©riode est plus longue que l'annĂ©e tropique, en raison des mouvements de prĂ©cession et de nutation : le point Ă©quinoxial ayant un mouvement annuel de 50"1 en sens inverse du mouvement du Soleil, cet astre revient au nouvel Ă©quinoxe avant d'avoir dĂ©crit l'arc de 360°. L'effet de la nutation est beaucoup moindre. 
L'annĂ©e platonique (ou Grande AnnĂ©e). - Cette pĂ©riode correspond Ă  la durĂ©e au bout de laquelle le dĂ©calage des pendules tropique et sidĂ©rale est remis Ă  zĂ©ro.La prĂ©cession des Ă©quinoxes induit en effet un cycle au bout duquel, la longitude des Ă©toiles avançant chaque annĂ©e de 50" environ, finit par avoir parcouru un cercle complet de 360°. C'est ce temps, estimĂ© Ă   environ 25800 ans qui fixe la durĂ©e l'annĂ©e platonique ou Grande annĂ©e. 
L'annĂ©e anomalistique - On appelle ainsi, classiquement, le temps que la Terre emploie Ă  retourner Ă  son pĂ©rihĂ©lie; c'est-Ă -dire, en termes gĂ©ocentriques, le temps qui s'Ă©coule depuis le moment oĂą le Soleil est dans son apogĂ©e jusqu'Ă  celui oĂą il y arrive de nouveau, après une rĂ©volution entière. Ainsi, l'annĂ©e anomalistique est de 365,259635864 jours, soit 365 jours 6 heures 15 minutes 20 secondes. Cette annĂ©e est donc plus longue que l'annĂ©e solaire de 26 minutes 35 secondes, parce qu'il faut ce temps-lĂ  au Soleil pour parcourir les 65 secondes et demie, dont son apogĂ©e avance chaque annĂ©e.  De la mĂŞme façon, cette pĂ©riode est Ă©galement plus longue que l'annĂ©e sidĂ©rale, car le pĂ©rihĂ©lie possède un mouvement annuel de 44 s 76 dans le sens du mouvement du Soleil, de telle sorte que cet astre doit, pour atteindre le pĂ©rigĂ©e, parcourir un arc supĂ©rieur Ă  360°. 
On ajoutera  dĂ©finition de l'annĂ©e, qui repose sur une logique diffĂ©rente. Elle est due Ă  Gauss, qui avait proposĂ© d'exprimer les distances  (La distance des astres) et le durĂ©es en fonctions des caractĂ©ristiques du Système solaire  : 
L'annĂ©e gaussienne - C'est la pĂ©riode de rĂ©volution T =  365,2568983 jours, qui est donnĂ©e par la troisième loi de Kepler :
a3/T2 = G (MS+MT)/4p²,
oĂą a est le demi-grand axe de la Terre, G, la constante de la gravitation, MS la masse du Soleil et MTcelle de la Terre.
Les années calendaires.
Les annĂ©es calendaires, ou annĂ©es civiles, sont des pĂ©riodes de temps dĂ©finies de façon conventionnelle pour rĂ©pondre aux nĂ©cessitĂ©s de la vie sociale, de telle sorte qu'elles que leur durĂ©es se rapprochent autant que possible des annĂ©es astronomiques, tout en comptant un nombre entier de jours. La solution la plus simple est celle qui avait Ă©tĂ© adoptĂ©e par les anciens Égyptiens qui donnaient Ă  l'annĂ©e calendaire 365 jours pile. C'Ă©tait l'annĂ©e vague. Elle induisait la dĂ©finition d'une pĂ©riode plus longue, dite pĂ©riode sothiaque ou caniculaire, de 1 460 ans, au bout de laquelle les annĂ©es Ă©gyptiennes  coĂŻncidaient de nouveau Ă  peu près avec les annĂ©es solaires. Mais du fait de l'incommensurabilitĂ© de la durĂ©e de la rĂ©volution de la Terre sur son orbite et de sa durĂ©e de rotation sur elle-mĂŞme, le problème posĂ© par la dĂ©finition d'une annĂ©e civile n'a pas de solution qui pourrait se donner comme dĂ©finitivement Ă©tablie. L'exemple de l'annĂ©e grĂ©gorienne peut donner une idĂ©e de la situation : 
L'annĂ©e grĂ©gorienne. Cette annĂ©e, qui sert de base au  calendrier grĂ©gorien (du nom de la rĂ©forme Ă©laborĂ©e par Lilius et Clavius, notamment, et instaurĂ© en 1582, par le pape GrĂ©goire XIII) est aujourd'hui en usage dans la plupart des pays. Dans le calendrier grĂ©gorien, on donne Ă  l'annĂ©e en cours une longueur qui varie selon les règles suivantes :
1°) Première règle : une annĂ©e ordinaire, ou commune, possède  365 jours, comme l'annĂ©e vague de l'ancien calendrier Ă©gyptien; mais

2° Deuxième règle : lorsque le numĂ©ro de l'annĂ©e est divisible par quatre (autrement dit tous les quatre ans), on intercale  un jour supplĂ©mentaire pour former ce qu'on appelle une annĂ©e bissextile. Une annĂ©e sur quatre a donc 366 jours, ce qui dĂ©finit une annĂ©e moyenne longue de 365,25 jours. Cette longueur Ă©tait celle de l'annĂ©e dite julienne, dĂ©finie par Sosigène Ă  l'instigation de Jules CĂ©sar en 46 av. J.-C., et que la rĂ©forme grĂ©gorienne justement a abolie. L'annĂ©e astronomique tropique Ă©tant de 365,242216 jours, l'annĂ©e julienne est trop longue. D'oĂą :

3° Troisième règle : les annĂ©es sĂ©culaires (1700, 1800, 1900, etc.) sont communes (on renonce Ă  l'intercalation d'une annĂ©e bissextile), sauf quand le nombre de siècles est divisible par quatre (1600 et 2000 ont Ă©tĂ© bissextiles). La moyenne des durĂ©es des annĂ©es civiles sur cette pĂ©riode tombe alors Ă  365,2425 jours, ce qui fournit la durĂ©e de l'annĂ©e grĂ©gorienne. 

C'est mieux que rien, mais ce n'est pas encore ça : sur une période de 3000 ans, le calendrier grégorien comptera un environ jour de trop...
Il est d'usage, par ailleurs de subdiviser l'annĂ©e en  mois (gĂ©nĂ©ralement au nombre de douze) qui reprĂ©sentent une pĂ©riode comptant un nombre entier de jours, et dont la durĂ©e (très variable et comprise gĂ©nĂ©ralement entre 28 et 31 jours) tend Ă  se rapprocher de la durĂ©e du cycle lunaire. On comprend dès lors que quantitĂ© de dĂ©finitions de l'annĂ©e civile ont ainsi Ă©tĂ©, et continuent d'ĂŞtre, utilisĂ©es - chacune dĂ©coulant de la conception d'un type particulier de calendrier. Par commoditĂ©, on a proposĂ© un mode de classement des calendriers, selon le principal cycle astronomique sur lequel il repose. On reconnaĂ®t ainsi en particulier une annĂ©e qualifiĂ©e de solaire, de lunaire, et de luni-solaire, mais d'autres approches existent Ă©galement (chez les Mayas et les Aztèques, par exemple). 
AnnĂ©e solaire - Lorsqu'on rapporte la durĂ©e de l'annĂ©e civile au mouvement du Soleil, on parle d'annĂ©e solaire et de calendrier solaire. La plupart du temps - c'est le en particulier cas de l'annĂ©e grĂ©gorienne -,  l'annĂ©e astronomique dont on cherche Ă  se rapprocher le plus est l'annĂ©e tropique. Mais certains calendriers (au Sri Lanka et en Afrique, notamment) visent plutĂ´t Ă  dĂ©finir une annĂ©e proche de l'annĂ©e sidĂ©rale. 

AnnĂ©e lunaire - Quand rapporte la durĂ©e de l'annĂ©e au mouvement de la Lune et Ă  la durĂ©e de l'annĂ©e astronomique lunaire, on dĂ©finit ce qu'on appellera une annĂ©e civile  lunaire.  L'annĂ©e astronomique lunaire est la succession de douze lunaisons valant chacune 29 j 12 h 44 m 2,8 s, c.-Ă -d. 354 jours 8 heures 48 mn 34 s. L'annĂ©e civile lunaire lui rĂ©pond est pour sa part composĂ©e tantĂ´t de 12, tantĂ´t de 13 mois ou lunaisons. Comme on le voit, cette dĂ©finition n'est pas complètement indĂ©pendante de la dĂ©finition de l'annĂ©e solaire dont on cherche Ă  se rapproche en multipliant par 12 ou par 13 la durĂ©e de la lunaison. Les annĂ©es musulmanes sont essentiellement lunaires.

AnnĂ©e Luni-solaire - Quand les mouvements de la Lune et du Soleil sont tous les deux pris en compte et que leurs pĂ©riodes respectives jouent Ă  Ă©galitĂ© dans la dĂ©finition de l'annĂ©e, celle-ci est dite luni-solaire. Comme une annĂ©e lunaire de 12 lunaisons est  plus courte de 11 jours que l'annĂ©e solaire, au bout de trois ans, il se trouve 33 jours de trop, dont on en prend 30, pour former un mois lunaire, que l'on ajoute Ă  l'annĂ©e, qui se trouve par lĂ  composĂ©e de 13 mois. Ce treizième mois ajoutĂ© est appelĂ© mois embolismique. Les divers calendriers luni-solaires peuvent choisir des annĂ©es et des rythmes très variables pour intercaler ce mois supplĂ©mentaire. Les annĂ©es juives et plusieurs des anciennes annĂ©es en usage en Grèce et en Inde se rangent dans cette catĂ©gorie.

De la mĂŞme façon que la Grande annĂ©e platonicienne (Platon) dĂ©finit la pĂ©riode au bout de laquelle est corrigĂ© le dĂ©calage entre le temps mesurĂ© par l'annĂ©e sidĂ©rale et celui mesurĂ© par l'annĂ©e tropique, on a imaginĂ© diffĂ©rents cycles au bout desquels le cycle solaire finit par coĂŻncider (ou du moins se rapprocher) du cycle lunaire. Parmi ces  approches, de natures et de motivations diffĂ©rentes, on mentionnera le cycle de MĂ©ton, le cycle dyonisien (ou de Victorius) et la Grande annĂ©e d'Hipparque : 
Le cycle de Méton - la définition de cette période est due aux astronomes Méton et Euctémon qui, au Ve siècle av. J.-C., se rendirent célèbres en Grèce, en proposant, pour rétablir un ordre convenable dans les Fêtes grecques, un cycle fondé sur ce que, au bout de 19 années comprenant 235 lunaisons, les nouvelles Lunes reviennent, à peu près, aux mêmes dates de l'année. Ces fêtes étaient réglées d'après le premier jour de l'année, et ce jour était celui de la nouvelle Lune qui suit immédiatement le solstice d'été. Mais, à cause de l'insuffisance des connaissances astronomiques, l'époque du retour de ce jour n'était pas bien déterminée, et il s'ensuivait une confusion dans la célébration des fêtes grecques. La table résultant du nouveau cycle, exposée d'abord à Athènes par Méton, fut adoptée un siècle plus tard par presque toutes les villes et colonies grecques et inscrite en lettres d'or sur les monuments publics; de là vient le nom de nombre d'or donné au nombre qui, dans ce cycle, marque le rang de l'année.

Le cycle Dionysien - Les églises chrétiennes de l'Orient et de l'Occident s'étaient, dès leur origine, efforcées de mettre le retour de leurs fêtes en accord avec le ciel astronomique. Vers l'an 465 le pape Hilaire recourut ainsi aux lumières de Victorius d'Aquitaine* pour introduire de l'ordre dans le calendrier. Combinant le cycle lunaire (cycle de Méton), de 19 ans, avec un cycle solaire, de 28 ans, Victorius imagina la période de 532 ans, qui est le produit de 19 par 28. Cette période devait avoir l'avantage de ramener la Lune de Pâques au même mois et au même jour de la semaine après 532 ans. Cela serait vrai si l'année était rigoureusement de 365 jours et 6 heures, et que le cycle de Méton fût exactement de 19 ans. Or cela n'est pas. L'invention n'en était pas moins ingénieuse, et elle aurait mérité de porter le nom de Victorius. Mais ce fut Denys (Dionysius) le Petit , abbé romain, qui lui donna le sien, par suite d'une correction qu'il y introduisit.

La Grande année d'Hipparque. Cette Grande année, dont l'invention est attribuée à Hipparque, est composée de 304 ans, dans l'espace desquels il y a 1760 mois lunaires synodiques presque exactement. Cette période est plus exacte que celle de Méton.


Commencement de l'annĂ©e. 
L'année commençait à l'équinoxe d'automne pour les Égyptiens, les Chaldéens, les Perses (suivant de Lalande, les Perses commencent l'année au mois de juin), les Syriens, les Phéniciens, les Carthaginois. Les Juifs fixent l'origine de leur année civile en septembre ou en octobre, tandis que leur année ecclésiastique commence avec la nouvelle lune qui suit l'équinoxe de printemps. Les Grecs comptèrent leur année à partir du lendemain du solstice d'hiver, puis au lendemain du solstice d'été; suivant l'astronome de Lalande, est au 1er septembre. Les Romains firent commencer l'année, à l'équinoxe de printemps sous Romulus, au solstice d'hiver depuis Numa, et au ler janvier lors de la réforme julienne. Les musulmans commencent l'année au moment où le Soleil entre dans le Bélier; les Chinois, à la nouvelle lune qui suit l'entrée du soleil dans les Poissons; les Mexicains plaçaient l'origine de l'année au 23 février, époque de l'apparition de la verdure. En Angleterre, l'année commença le 25 mars jusqu'en 1752. A cette époque, on prit pour origine le 1er janvier et l'année 1751, commencée le 25 mars, fut terminée le 31 décembre, raccourcie de près de trois mois. Lord Chesterfield, promoteur de cette réforme, faillit être lapidé; il fut longtemps poursuivi par les cris : Rendez-nous nos trois mois!, poussés par ceux qui croyaient leur vie raccourcie de ce temps. En France, sous les rois Mérovingiens, l'année commençait le 1er mars, jour de la revue des troupes. Sous les carolingiens, elle commença à Noël; sous les Capétiens, le jour de Pâques qui varie du 22 mars au 25 avril. Un édit de Charles IX, en 1563, ordonna que l'année commencerait désormais le 1er janvier. L'année républicaine eut pour origine le 1er vendémiaire, qui tombait le 22 ou le 23 septembre. L'année ecclésiastique commence en France et en Angleterre au premier dimanche de l'Avent.

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