 |
On nomme baside
l'organe principal de reproduction des champignons
dits Basidiomycètes. C'est une
cellule spécialisée et terminée par un nombre variable de pointes, supportant
chacune une spore. De l'accolement de ces cellules
en membrane, résulte l'hyménium, dont
la situation a servi de base à la division des Basidiomycètes en : Gastéromycètes
(si les basides tapissent l'intérieur de cavités contenues dans le réceptacle)
et Hyménomycètes (si elles s'étendent
sur des points spéciaux extérieurs du même réceptacle).
La baside est uni- ou pluricellulaire.
Dans le premier cas elle est ordinairement ovoïde et allongée, arrondie
au sommet et plus mince Ă la base, quelquefois globuleuse (Polypores)
ou linéaire (Stereum). Dans son intérieur est un cytoplasme
abondant, granuleux ou à vacuoles, localisé surtout vers la partie supérieure,
qui, d'abord obtuse, s'arrondit plus tard et se couronne de quatre bosselures
destinées à s'allonger en tubes creux, qui formeront les stérigmates,
portant chacun une spore. La présence des stérigmates est constante dans
les Hyménomycètes. Leur longueur varie. Dans la très grande majorité
des cas, les stérigmates sont représentés par le nombre quatre ou un
multiple de quatre.
Les basides Ă une seule spore se rencontrent
dans plusieurs Clavaria inférieurs, à deux spores chez les genres Pistillaria,
Corticium, etc., à trois stérigmates, dans beaucoup d'Agarics, par suite
de l'avortement du quatrième stérigmate. Les Chanterelles ont des basides
à cinq, sept et huit stérigmates. La baside pluricellulaire se forme
par segmentation, suivant divers modes, de la cellule primitive. Si la
baside est sphérique, elle se partage en quartiers et alors les supports
des spores partent de chacun des quartiers provenant de la segmentation.
Dans une autre forme, la baside est un filament cloisonné, dont chacune
des cloisons porte une spore. Ce fait offre
de l'intérêt en ce qu'il rapproche des Trémellinées les Urédinées
qu'on a cru longtemps rigoureusement isolées de toute autre forme. (H.
F.). |
|