|
|
| . |
|
||||||
| Physique |
|
|
| Un
phénomène
périodique est un événement ou un processus qui se répète régulièrement
au cours du temps suivant une certaine durée appelée période. La période
est le temps nécessaire pour qu'un cycle complet (= oscillation)
se réalise, c'est-à -dire pour que le phénomène revienne à son état
initial.
Un phénomène périodique peut être décrit par une fonction mathématique qui dépend du temps (ou de l'espace lorsque la période (période spatiale) n'est pas un intervalle de temps, mais une distance) et qui repose sur le schéma de base offert par des fonctions sinusoïdales (c'est-à -dire qui impliquent les fonctions sinus et cosinus). De fait, toute fonction périodique peut être représentée comme une somme de sinusoïdes (harmoniques) selon la série de Fourier et cette propriété permet d'analyser toutes sortes de fonctions (ou de signaux) en termes de composantes simples. L'étude des phénomènes périodiques implique également de distinguer entre représentation temporelle (évolution de l'amplitude au cours du temps) et représentation fréquentielle (répartition de l'énergie sur les fréquences). Les outils mathématiques comme les intégrales de Fourier, la transformée de Fourier discrète ou rapide (FFT) sont ici centraux. En physique et en ingénierie, la sinusoïde est particulièrement importante car elle est solution d'équations différentielles linéaires décrivant des oscillateurs (mécaniques, électriques ou acoustiques). Elle se conserve en forme à travers des systèmes linéaires invariants dans le temps, ce qui facilite l'analyse des systèmes. Enfin, le principe de superposition et les notions de phase relative entre signaux permettent d'expliquer les phénomènes d'interférences, de battements et de résonance, essentiels pour comprendre la dynamique des systèmes oscillatoires. GénéralitésCaractérisations d'un phénomène périodique.Pour caractériser un phénomène périodique, plusieurs grandeurs et notions sont utilisées en fonction du contexte : • Période (T) : Temps nécessaire pour compléter un cycle complet, mesuré en secondes (s). • Facteurs de forme. - Paramètres qui décrivent la forme de la courbe du phénomène périodique. Ils permettent de comparer une oscillation réelle à une oscillation idéale (sinusoïdale). Le coefficient de forme indique la régularité de la forme d'onde. Le coefficient de distorsion mesure l'écart entre une onde réelle et une onde sinusoïdale.Exemples de phénomènes périodiques. Le mouvement circulaire uniforme. Le mouvement circulaire uniforme est un exemple typique de phénomène périodique. C'est un type de mouvement où la trajectoire d'un point mobile est un cercle. Bien que la vitesse scalaire (module du vecteur vitesse) soit constante, le vecteur vitesse, qui est tangent à la trajectoire, change continuellement de direction. De ce fait, il existe une accélération, appelée accélération centripète ou normale, qui est dirigée vers le centre du cercle et dont la grandeur est constante. Cette accélération est responsable du changement de direction de la vitesse sans modifier sa magnitude. Les
oscillations.
Les
ondes mécaniques.
• Ondes transversales. - Les vibrations des particules du milieu sont perpendiculaires à la direction de propagation de l'onde. Un exemple typique est une corde vibrante où les particules oscillent de part et d'autre de la direction de la propagation de l'onde. La houle et les ondes sismiques S sont aussi des ondes transversales.Les ondes électromagnétiques. Les ondes électromagnétiques sont des perturbations du champ magnétique et du champ électrique qui se propagent à la vitesse de la lumière dans le vide, sans besoin de support matériel. Ce sont des ondes transversales résultent de l'oscillation synchronisée d'un champ électrique et d'un champ magnétique perpendiculaires l'un à l'autre et à la direction de propagation. Elles couvrent une large gamme de longueurs d'onde, allant des rayons gamma aux ondes radio, chacune correspondant à une énergie différente. Elles transportent de l'énergie et peuvent interagir avec des matériaux en étant absorbées, réfléchies ou diffusées. Les ondes électromagnétiques sont impliquées dans les phénomènes naturels comme la lumière visible, les rayonnements solaires, et dans de nombreuses applications technologiques. Les
ondes gravitationnelles.
Stroboscopie.
L'observation d'un objet périodiquement mobile éclairé par une lumière continue permet de voir son mouvement réel. Si on le soumet à une lumière intermittente, la perception visuelle change radicalement. Lorsque la fréquence des éclairs (fe) est exactement égale à la fréquence de mouvement de l'objet (fo) ou à un de ses multiples entiers (fe = n.fo), l'objet apparaît immobile. Ce phénomène se produit car l'oeil perçoit l'objet dans la même position à chaque éclair, créant une image stationnaire composite. Lorsque les fréquences sont légèrement différentes, l'objet semble se déplacer au ralenti, soit en avant si fe est légèrement inférieure à fo (ou un de ses multiples), soit en arrière dans le cas contraire. Cette différence de fréquence (fo - fe) détermine la fréquence apparente du mouvement ralenti. Ainsi, pour mesurer une fréquence inconnue, on règle progressivement la fréquence des éclairs jusqu'à obtenir l'immobilité apparente. La fréquence de l'objet est alors égale à la fréquence du stroboscope ou à un de ses harmoniques. L'identification du multiple correct s'effectue généralement en partant d'une fréquence d'éclairs élevée que l'on diminue progressivement, notant la valeur du premier arrêt apparent qui correspond à la fréquence fondamentale réelle. Les applications principales comprennent le contrôle de la vitesse de rotation de moteurs, l'analyse des vibrations mécaniques, l'étude de la déformation d'objets en mouvement, et l'étalonnage d'instruments de mesure. La précision de la méthode dépend de la stabilité de la fréquence des éclairs et de la netteté des impulsions lumineuses. Le principe de
superposition.
• Interférences. - Lorsque deux ondes de même fréquence mais de phases différentes se superposent, le résultat peut être constructif (si les phases sont en accord, les amplitudes s'additionnent) ou destructif (si elles sont en opposition, elles se soustraient). Cela explique les franges lumineuses en optique ou les zones de silence en acoustique.Mouvements sinusoïdaux. Un mouvement rectiligne sinusoïdal est un mouvement oscillatoire décrit par une loi horaire de la forme : x(t) = Xmcos(ωt + φ), où x(t) ) est la position à l'instant t, Xm est l'amplitude maximale, ω est la pulsation et φ est la phase initiale. En dérivant successivement x(t), on obtient : • La vitesse v(t) = dx/dt = -Xmωsin(ωt +φ); la vitesse maximale est ( Vm = Xmω).La période est T = 2π/ω et la fréquence est f = 1/T = ω/2π. La relation entre accélération et position est a(t) = -ω² x(t), que l'on peut écrire aussi d²x/dt²+ ω² x = 0; c'est une équation différentielle caractéristique du mouvement harmonique. Si l'on aborde le mouvement rectiligne sinusoïdal d'un point de vue dynamique, celui-ci va se caractériser par une force de rappel proportionnelle à l'élongation (loi de Hooke) : F = -k x, où F est la force de rappel (en N), k est la constante de raideur (en N/m), et x ) est l'élongation par rapport à la position d'équilibre (en m). En appliquant le principe fondamental de la dynamique (2ᵉ loi de Newton), on obtient : m d²x/dt² = -k x. On retrouve l'équation différentielle du mouvement harmonique. On pose -ω² = k/m, d'où d²x/dt² + ω² x = 0. La solution générale est bien la fonction sinusoïdale décrivant le mouvement rectiligne sinusoïdal: x(t) = Xmcos(ωt + φ). L'énergie mécanique totale Em d'un tel système est la somme de son én ½ mω Xm² sin²( ωt + φ); l'énergie potentielle est, quant à elle, Ep = ½k x² = ½ k Xm² cos²(ωt + φ). Il s'ensuit que Em = Ec + Ep = ½k Xm². Mouvement
sinusoïdal de rotation.
• Équation horaire du mouvement. - Un corps en mouvement de rotation sinusoïdal voit son angle (θ) varier selon : θ(t) = θmcos(ωt + φ), où θmc est l'amplitude angulaire (déplacement maximal, en rad), ω est la pulsation (en rad/s), liée à la fréquence f par (ω = 2πf), φ est la phase initiale (en rad).Pour un système en rotation sinusoïdale, la relation fondamentale de la dynamique en rotation s'écrit : C = Jα = -Jω²θ, où C est le couple (en N·m) et J est le moment d'inertie (en kg·m²). Si le couple de rappel est proportionnel à θ (comme pour un pendule de torsion), on a : J = -kθ (loi de Hooke en rotation), où k est la constante de torsion (en N·m/rad).. |
| . |
|
|
|
||||||||
|